Traiter efficacement et naturellement les puçerons

  • Vous avez des pucerons qui s’agglutinent sur les feuilles de vos plantes pour en extraire la sève. Du coup, les feuilles se collent et s’enroulent ce qui nuit sérieusement à vos espaces verts. Mais sachez qu’il est possible de traiter de manière totalement naturelle vos plantes afin de lutter contre les pucerons.

    Il faut s’y prendre au printemps lors de l’éclosion des œufs et ne pas lâcher prise jusqu’à l’automne. En effet, seul un traitement régulier peut vous permettre d’éradiquer définitivement la présence des pucerons.

    Essayons de voir d’abord quels dégâts peuvent causer de si petites bêtes. Elles s’attaquent aux plantes qui sont affaiblies ou bien encore aux jeunes pousses. Les conséquences sur les végétaux ne sont pas des moindres puisqu’on pourra noter des feuilles flétries, des branches desséchées, un feuillage jauni ou bien encore une diminution de la croissance.

    Vous aurez donc compris, votre plante est en train de souffrir et surtout elle risque à moyen terme de mourir. Si vous avez des potagers ou des arbres fruitiers, la conséquence des pucerons sera une récolte moins bonne.

    La coccinelle se nourrit naturellement des larves de pucerons. Il vous suffira donc d’introduire cet insecte rouge à point Noir prêt de vos plantes à traiter. Elles sont vendues généralement soit en état de larves soit adultes. Les adultes sont moins fragiles mais les larves plus gourmandes.

    En jardinerie, vous pourrez acheter du purin d’ortie que vous pulvériserez sur vos plantes. C’est une solution 100 % bio et surtout très efficace.

    Tout comme le purin d’ortie, vous pouvez utiliser du purin de rhubarbe.

    Voici une autre astuce qui s’utilise en pulvérisation. Prenez 150 g de savon de Marseille en copeaux, ou bien encore une cuillère à soupe de savon noir que vous mélangerez dans 1 l d’eau. Si vous utilisez cette mixture de manière régulière, vous éradiquerez de manière efficace et définitive les pucerons. Cela marche aussi en mélangeant une cuillère à soupe d’huile d’olive avec 1 l d’eau.

    Certaines plantes sont réputées pour être des répulsifs à pucerons. On parle généralement de sarriette, lavande, œillets d’Inde de et de Capucine.

    Il existe un insecticide végétal extrait de fleurs séchées du chrysanthème. Il s’appelle le pyrèthre. Dans de nombreux insecticides vendus dans le commerce, le pyrèthre est un élément principal. Il est autorisé en agriculture biologique mais le problème, et qu’il ne tue pas seulement les pucerons mais tous les insectes. Vous éviterez de l’utiliser sur des insectes utiles et importants comme le sont les abeilles.

    Le soufre contenu dans les bâtons d’allumettes est aussi un répulsif à pucerons. Il suffit de planter quelques allumettes avec le bout rouge dans la terre pour que vos plantes vertes en pot se portent comme des charmes.

    Il est à noter que les fourmis attirent les pucerons. Si vous êtes envahis par cet insecte, commencez par éradiquer les fourmis.

    L’excellent site « aujardin », a centralisé pour vous des dizaines d’astuces pour lutter contre les pucerons. Vous pouvez les consulter ici. http://www.aujardin.info/trucs/trucs_pucerons.php

     

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    Découvre la permaculture et cherche à atteindre l'autosuffisance d'ici 2 ans (2017). Je cultive actuellement sur 600m² de jardin ainsi que sur 400m² d'une parcelle que je viens de récupérer en février 2016.

  • Vos commentaires

    • Christophe G -

      Bonjour,

      Concernant les modalités d'emploi du savon noir : http://www.lejardinvivant.fr/2014/10/19/le-savon-noir/

      Et suite à une expérimentation collective :
      http://www.lejardinvivant.fr/wp-content/uploads/2014/10/le-savon-noir.pdf

      En dehors du pyrèthre NATUREL et du savon noir, tous les autres anti-pucerons sont médiocres compris le purin d'orties. Il suffit d'essayer pour comparer.

      La prolifération des pucerons est encouragée par l'usage de variétés inadaptées au terrain et par un excès d'azote.

      Cg

    • Fabrice

      Fabrice -

      Juste une précision qui me semble importante le purin de rhubarbe (feuille) est très toxique et s'utilise surtout comme désherbant en mélange avec d'autres purins non moins toxique d'ailleurs (fougère et angélique).
      Si vous tenez à vos plantes certaines ne supporterons peut-être pas. Contre les puceron le mieux reste les prédateurs et les fleurs répulsives près des plantes sensibles et attractives loin du potager il me semble.

      • Christophe G -

        Fabrice : tu écris que le purin de rhubarbe en mélange est un herbicide : quelles sont les proportions, le dosage, et est-il total ou sélectif ? Quel est ton retour d'expérience à ce sujet ?

        Il est écrit dans l'article que les fourmis attirent les pucerons.
        Non, les fourmis élèvent les pucerons comme nous on élève des moutons parce que les pucerons leurs fournissent le sucre nécessaire au développement de leur couvain.

        La fourmi est le premier vecteur de la propagation des pucerons, rien ne les arrête au printemps mais il ne faut surtout pas les éradiquer comme il est écrit, il faut apprendre à vivre avec.

        • Fabrice

          Fabrice -

          Désolé, pas de retour possible sur le mélange des trois plantes, je test cette année sur du gravier. Pour les proportions je vais essayer 1/3 de chaque dans un récipient en polypropylène (PP) couvert d'eau de pluie avec un temps de préparation de 2 semaines environ j'ai essayer l'angélique et la rhubarbe seules il fallait bien ça. Détail technique : il faut coupé les tiges d'angélique en petits tronçons pour pouvoir touiller, les fibres sont très résistantes.

          D'accord avec toi sur les fourmis, j'en ai pas mal aussi mais elles me fiche la paix maintenant que je les ai forcé à bouger à coup de purin d'ortie à peine dilué versé sur les fourmilières mal placées, genre au milieu d'une butte.

    • Yves

      Yves -

      En tant que myrmécologue, je ne puis laisser passer une telle aberration. Non il ne faut surtout pas éliminer les pucerons d'un jardin. Ce sont des insectes essentiels dans le cadre de la régulation des dits nuisibles. En effet, la comparaison avec l'homme est aisée. Les fourmis traient les pucerons comme nous le faisons de nos vaches Mais , tout comme nous, les fourmis se font également des steaks de pucerons. Déplacer et gérer ces insectes sont leur principale activité et ce justement afin d'éviter l'épuisement des ressources du bétail, chose sur laquelle les humains devraient prendre exemple. Croyez moi d'expérience, les pucerons seraient une bien plus grande menace si ils n'étaient pas gérés. La seule véritable menace myrmécologique consiste essentiellement dans les espèces invasives. Ce sont elles que nous devons gérer et non les indigènes, suffisamment menacées. Quand aux plantes souffrant de viroses et autres à cause des pucerons, il faut avant tout renforcer leur système immunitaire par le biais de méthodes biologiques. Les insecticides quels qu'ils soient ne sont bien souvent pas une solution, ceux-ci ne faisant aucune distinction entre les insectes utiles et ceux moins appréciés. Il est impératif de réfléchir à une vue d'ensemble du problème et non pas sur une symptomatique telle que ces pucerons.

      • Pierro

        Pierro -

        Je comprends la notion de biodiversité mais parfois on n'a pas le choix. Après libre à chacun de faire l'utilisation qu'il souhaite de cet article posté à titre informatif. Comme dit, je suis encore plus ou moins novice et je ne prétends pas détenir la vérité absolue car je sais qu'il y en a plusieurs et que chacun trouvera sa vérité dans l'expérimentation et cette grande quête qu'est la permaculture.

        • Yves

          Yves -

          En tant que permaculteurs, nous sommes le dernier rempart de la nature face à la menace de la perte de diversité. Ne serait il point sage de justement abandonner ces méthodes artificielles au profit de méthodes plus proches de cette nature?

          • Pierro

            Pierro -

            Si, bien sûr mais comme je te disais plus haut, chacun fait à sa façon. Pour ma part si je peux éviter les pucerons en les éloignant c'est très bien mais certains voudront les tuer et on ne peut pas non plus vraiment leur reprocher car c'est leur choix. Enfin voilà, je précise que je n'encourage pas à les tuer mais à les éloigner ou à faire diversion :)

    • Wian

      Wian -

      Quelle erreur !

      Les pucerons sont indicateur d'un manque de diversité d’espèces. Le manque de pucerons ou la surpopulation démontre un déséquilibre dans l’écosystème. N'est ce pas un écosystème autonome que nous essayons de recréer avec la permaculture ?

      J'ai sacrifié l'année passée un haricot aux pucerons et j peux vous dire que ça a apporté une quantités phénoménale de biodiversité, pleins de sirf, d'abeilles, guêpes, coccinelle. fourmis, ... Un vrai aéroport, ca grouillait de vie. Passionnant à observer et surtout c'est essentiel. Je tien a souligné que à part ce plan colonisé je n'en ai pas constaté ailleurs. Si vous éliminez les pucerons, à quoi bon faire un hôtel à insecte si ya pas a manger vous n'en aurez pas ou peu.

      Voici une conférence passionnante sur le sujet.
      https://www.youtube.com/watch?v=8w3qhWkfRMY

    • Christophe G -

      Quelle erreur !

      L'erreur, c'est le traitement systématique mais parfois les conditions sont telles, que tu es obligé.

      Comme je l'avais écrit : la prolifération des pucerons est encouragée par l'usage de variétés inadaptées au terrain et par un excès d'azote.

      Je rajoute que les conditions climatiques sont aussi un des facteurs importants.

      ----------------

      La première erreur, c'est de pointer les autres comme s'ils étaient des irresponsables, alors que tout le monde fait de son mieux. En plus, 99 % d'entre nous consommons principalement de la nourriture issue de l'agriculture productiviste.

      Le jour où tu nourriras tes enfants uniquement de ta production, tu observeras que parfois, nous prenons des décisions qui ne nous font pas plaisirs, parce qu'il y a la conviction et la réalité.

    • Wian

      Wian -

      Tu as raison, je me suis emballé, j'aurais bien édité mon commentaire par après mais c'est pas possible.

    11 réponses à “Traiter efficacement et naturellement les puçerons”

    1. Christophe G dit :

      Bonjour,

      Concernant les modalités d’emploi du savon noir : http://www.lejardinvivant.fr/2014/10/19/le-savon-noir/

      Et suite à une expérimentation collective :
      http://www.lejardinvivant.fr/wp-content/uploads/2014/10/le-savon-noir.pdf

      En dehors du pyrèthre NATUREL et du savon noir, tous les autres anti-pucerons sont médiocres compris le purin d’orties. Il suffit d’essayer pour comparer.

      La prolifération des pucerons est encouragée par l’usage de variétés inadaptées au terrain et par un excès d’azote.

      Cg

    2. Fabrice Fabrice dit :

      Juste une précision qui me semble importante le purin de rhubarbe (feuille) est très toxique et s’utilise surtout comme désherbant en mélange avec d’autres purins non moins toxique d’ailleurs (fougère et angélique).
      Si vous tenez à vos plantes certaines ne supporterons peut-être pas. Contre les puceron le mieux reste les prédateurs et les fleurs répulsives près des plantes sensibles et attractives loin du potager il me semble.

      • Christophe G dit :

        Fabrice : tu écris que le purin de rhubarbe en mélange est un herbicide : quelles sont les proportions, le dosage, et est-il total ou sélectif ? Quel est ton retour d’expérience à ce sujet ?

        Il est écrit dans l’article que les fourmis attirent les pucerons.
        Non, les fourmis élèvent les pucerons comme nous on élève des moutons parce que les pucerons leurs fournissent le sucre nécessaire au développement de leur couvain.

        La fourmi est le premier vecteur de la propagation des pucerons, rien ne les arrête au printemps mais il ne faut surtout pas les éradiquer comme il est écrit, il faut apprendre à vivre avec.

        • Fabrice Fabrice dit :

          Désolé, pas de retour possible sur le mélange des trois plantes, je test cette année sur du gravier. Pour les proportions je vais essayer 1/3 de chaque dans un récipient en polypropylène (PP) couvert d’eau de pluie avec un temps de préparation de 2 semaines environ j’ai essayer l’angélique et la rhubarbe seules il fallait bien ça. Détail technique : il faut coupé les tiges d’angélique en petits tronçons pour pouvoir touiller, les fibres sont très résistantes.

          D’accord avec toi sur les fourmis, j’en ai pas mal aussi mais elles me fiche la paix maintenant que je les ai forcé à bouger à coup de purin d’ortie à peine dilué versé sur les fourmilières mal placées, genre au milieu d’une butte.

    3. Yves Yves dit :

      En tant que myrmécologue, je ne puis laisser passer une telle aberration. Non il ne faut surtout pas éliminer les pucerons d’un jardin. Ce sont des insectes essentiels dans le cadre de la régulation des dits nuisibles. En effet, la comparaison avec l’homme est aisée. Les fourmis traient les pucerons comme nous le faisons de nos vaches Mais , tout comme nous, les fourmis se font également des steaks de pucerons. Déplacer et gérer ces insectes sont leur principale activité et ce justement afin d’éviter l’épuisement des ressources du bétail, chose sur laquelle les humains devraient prendre exemple. Croyez moi d’expérience, les pucerons seraient une bien plus grande menace si ils n’étaient pas gérés. La seule véritable menace myrmécologique consiste essentiellement dans les espèces invasives. Ce sont elles que nous devons gérer et non les indigènes, suffisamment menacées. Quand aux plantes souffrant de viroses et autres à cause des pucerons, il faut avant tout renforcer leur système immunitaire par le biais de méthodes biologiques. Les insecticides quels qu’ils soient ne sont bien souvent pas une solution, ceux-ci ne faisant aucune distinction entre les insectes utiles et ceux moins appréciés. Il est impératif de réfléchir à une vue d’ensemble du problème et non pas sur une symptomatique telle que ces pucerons.

      • Pierro Pierro dit :

        Je comprends la notion de biodiversité mais parfois on n’a pas le choix. Après libre à chacun de faire l’utilisation qu’il souhaite de cet article posté à titre informatif. Comme dit, je suis encore plus ou moins novice et je ne prétends pas détenir la vérité absolue car je sais qu’il y en a plusieurs et que chacun trouvera sa vérité dans l’expérimentation et cette grande quête qu’est la permaculture.

        • Yves Yves dit :

          En tant que permaculteurs, nous sommes le dernier rempart de la nature face à la menace de la perte de diversité. Ne serait il point sage de justement abandonner ces méthodes artificielles au profit de méthodes plus proches de cette nature?

          • Pierro Pierro dit :

            Si, bien sûr mais comme je te disais plus haut, chacun fait à sa façon. Pour ma part si je peux éviter les pucerons en les éloignant c’est très bien mais certains voudront les tuer et on ne peut pas non plus vraiment leur reprocher car c’est leur choix. Enfin voilà, je précise que je n’encourage pas à les tuer mais à les éloigner ou à faire diversion :)

    4. Wian Wian dit :

      Quelle erreur !

      Les pucerons sont indicateur d’un manque de diversité d’espèces. Le manque de pucerons ou la surpopulation démontre un déséquilibre dans l’écosystème. N’est ce pas un écosystème autonome que nous essayons de recréer avec la permaculture ?

      J’ai sacrifié l’année passée un haricot aux pucerons et j peux vous dire que ça a apporté une quantités phénoménale de biodiversité, pleins de sirf, d’abeilles, guêpes, coccinelle. fourmis, … Un vrai aéroport, ca grouillait de vie. Passionnant à observer et surtout c’est essentiel. Je tien a souligné que à part ce plan colonisé je n’en ai pas constaté ailleurs. Si vous éliminez les pucerons, à quoi bon faire un hôtel à insecte si ya pas a manger vous n’en aurez pas ou peu.

      Voici une conférence passionnante sur le sujet.
      https://www.youtube.com/watch?v=8w3qhWkfRMY

    5. Christophe G dit :

      Quelle erreur !

      L’erreur, c’est le traitement systématique mais parfois les conditions sont telles, que tu es obligé.

      Comme je l’avais écrit : la prolifération des pucerons est encouragée par l’usage de variétés inadaptées au terrain et par un excès d’azote.

      Je rajoute que les conditions climatiques sont aussi un des facteurs importants.

      —————-

      La première erreur, c’est de pointer les autres comme s’ils étaient des irresponsables, alors que tout le monde fait de son mieux. En plus, 99 % d’entre nous consommons principalement de la nourriture issue de l’agriculture productiviste.

      Le jour où tu nourriras tes enfants uniquement de ta production, tu observeras que parfois, nous prenons des décisions qui ne nous font pas plaisirs, parce qu’il y a la conviction et la réalité.

    6. Wian Wian dit :

      Tu as raison, je me suis emballé, j’aurais bien édité mon commentaire par après mais c’est pas possible.

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